
Vous avez envie de changer quelque chose dans votre vie, mais vos bonnes résolutions finissent parfois par devenir une pression supplémentaire ? Avant de décider ce que vous devriez faire, vous pouvez prendre un moment pour écouter ce que vous souhaitez réellement nourrir. Poser une intention, c’est choisir une direction consciente pour guider ses actions. Il ne s’agit pas seulement de viser un résultat, mais de préciser la manière dont vous souhaitez avancer : avec davantage de respect pour vous-même, de présence, de confiance ou de liberté.
Je vous propose un chemin en cinq étapes pour formuler une intention personnelle, puis lui donner une place concrète dans votre quotidien.
Quelle différence entre une intention, une résolution et un objectif ?
Dans cet exercice, nous pouvons distinguer trois dimensions complémentaires :
- La résolution exprime une décision : « Je décide de prendre davantage de temps pour moi. »
- L’objectif précise un résultat ou une action observable : « Je réserve vingt minutes à une promenade, trois fois cette semaine. »
- L’intention donne du sens à cette démarche : « Je choisis de respecter mon besoin de récupération. »
Une intention ne remplace donc pas un objectif. Elle vous aide à comprendre pourquoi celui-ci compte pour vous et à ajuster vos actions lorsque les circonstances changent.
Si vous ne pouvez pas sortir marcher, votre intention reste valable. Vous pouvez lui donner une autre forme : faire une pause, alléger votre soirée ou reporter une sollicitation qui peut attendre.
Pourquoi certaines bonnes résolutions deviennent-elles difficiles à tenir ?
Une résolution peut partir d’un désir sincère tout en laissant de côté votre réalité : votre fatigue, vos obligations, vos hésitations ou les moyens dont vous disposez.
Elle peut aussi répondre à une attente extérieure. Derrière « je dois être plus disponible », il y a parfois une peur de décevoir. Derrière « je dois tout changer », une insatisfaction encore difficile à nommer.
Avant de vous demander comment tenir votre résolution, posez-vous cette question :
« Est-ce un changement que je désire, ou une exigence supplémentaire que je m’impose ? »
Le but n’est pas de renoncer à l’effort. Il est de choisir un engagement qui ait du sens pour vous et une première action compatible avec votre situation.
1. Faire une pause avant de poser une intention
Installez-vous dans une position confortable. Sentez les appuis de vos pieds et de votre bassin. Laissez votre respiration suivre son rythme, sans chercher à provoquer une sensation particulière.
Prenez quelques instants pour observer :
- Ce que vous ressentez dans votre corps.
- Les émotions présentes.
- Les pensées qui occupent votre attention.
Vous n’avez pas besoin de tout comprendre ni de retrouver le calme pour poursuivre. Demandez-vous simplement : « Qu’est-ce qui est là pour moi, aujourd’hui ? »
Peut-être de la fatigue, une envie de nouveauté, une tension dans une relation ou le besoin de ralentir. Ce constat constitue votre point de départ.
Si vous souhaitez approfondir cette étape, vous pouvez découvrir comment faire le point avec soi par l’introspection ?
2. Identifier ce que vous souhaitez nourrir
À partir de ce que vous avez observé, cherchez le besoin qui demande votre attention.
Par exemple, l’envie de « ne plus courir partout » peut traduire un besoin de repos, mais aussi de liberté dans votre organisation. Le souhait de « ne plus dire oui à tout » peut exprimer un besoin de respect de vos limites.
Pour préciser votre intention, interrogez-vous :
- Qu’est-ce qui compte pour moi dans cette situation ?
- À quoi ai-je envie de donner davantage de place ?
- Quelle part du changement dépend de moi ?
Cette dernière question vous aide à formuler une intention sur laquelle vous pouvez agir. Vous ne pouvez pas décider qu’une autre personne vous comprendra. Vous pouvez, en revanche, choisir de lui exprimer votre besoin plus clairement.
3. Poser une intention claire et personnelle
Pour poser une intention, écrivez une phrase courte, dans un langage qui vous ressemble. Elle doit pouvoir vous orienter sans devenir une obligation de réussir.
Vous pouvez commencer par :
« Je choisis de… », « Je souhaite cultiver… » ou « Je m’engage à faire une place à… »
Voici quelques exemples d’intentions
| Votre envie de changement | Une intention possible |
|---|---|
| Arrêter de vous oublier au profit des autres | Je choisis de tenir compte de mes besoins dans mes décisions. |
| Mieux respecte vos limites | Je prends le temps de vérifier ma disponibilité avant de m’engager. |
| Avancer dans un projet | Je souhaite donner une place régulière à ce qui compte pour moi. |
| Être plus présent dans vos relations | Je choisis d’écouter avec davantage d’attention. |
| Vous accordez du repos | Je m’autorise à faire une pause avant d’être à bout. |
Relisez votre phrase. Est-elle juste pour vous ? Vous aide-t-elle à avancer, ou vous donne-t-elle déjà le sentiment de ne pas être à la hauteur ?
Vous pouvez la rendre plus progressive. « J’apprends à exprimer mes limites » sera peut-être plus accessible que « Je m’affirme dans toutes les situations ».
4. Mettre un point et choisir un premier acte
Dans cette pratique, je vous invite à terminer votre phrase par un point.
Ce point symbolise un départ : vous reconnaissez une direction et vous choisissez de lui donner une première forme. Il ne fige pas votre avenir et ne vous interdit pas de changer d’avis.
Une fois votre intention écrite, demandez-vous :
« Quel petit acte pourrait lui donner une place dans les prochaines vingt-quatre heures ? »
Si votre intention concerne vos limites, vous pourriez répondre à une demande par : « Je regarde ce qui est possible et je reviens vers vous. »
Si elle concerne un projet, vous pourriez réserver quinze minutes pour en définir la prochaine étape.
Si elle concerne votre besoin de repos, vous pourriez dégager un moment précis dans votre journée.
Choisissez une action suffisamment simple pour pouvoir réellement l’essayer.
Pour donner une place concrète à votre intention, choisissez à quel moment vous allez agir. Si votre intention est « Je choisis de m’accorder des pauses », vous pourriez écrire : « Quand j’aurai terminé mon déjeuner, alors je prendrai cinq minutes pour moi, sans téléphone, avant de reprendre mes activités. »
Vous reliez ainsi votre intention à un repère précis dans votre journée. Cette manière de préparer l’action est appelée « intention d’implémentation ». Elle fait notamment l’objet de travaux de recherche disponibles sur le site de l’Université de Genève.
5. Revenir à votre intention sans vous juger
Poser une intention ne vous oblige pas à la conserver à l’identique : elle peut évoluer avec votre expérience. Après quelques jours, prenez un moment pour relire votre phrase et regarder ce qui s’est passé.
Qu’avez-vous pu mettre en place ? Qu’est-ce qui vous a freiné ? Votre premier pas était-il adapté à votre quotidien ?
Si rien n’a changé, évitez d’en conclure immédiatement que vous manquez de volonté. L’action était peut-être trop ambitieuse, le besoin encore imprécis ou le contexte peu favorable.
Vous pouvez réduire l’engagement, reformuler votre intention ou chercher du soutien. L’exercice consiste aussi à apprendre de ce qui résiste.
Le Bateleur et la Papesse : une lecture symbolique de l’intention
Le tarot peut offrir un support imagé pour explorer ce passage entre l’écoute et l’action.
Dans la lecture symbolique que je propose, le Bateleur représente le commencement, les ressources disponibles et le geste que l’on ose engager. Il invite à se demander : « Avec ce que j’ai aujourd’hui, que puis-je commencer ? »
La Papesse évoque l’écoute et la maturation. Elle rappelle qu’une direction peut avoir besoin de temps pour se préciser avant de prendre forme.
Ces deux images permettent d’explorer une question : ai-je besoin d’écouter davantage ce qui se passe en moi, ou de poser maintenant un premier acte ?
Le tarot est ici un support de réflexion, sans visée prédictive. Vous pouvez en découvrir davantage sur mon approche du tarot psychologique.
La PNL : préciser votre intention pour passer à l’action
Poser une intention permet de choisir une direction. La programmation neuro-linguistique (PNL) propose des exercices de questionnement et de mise en situation pour préciser ce que vous souhaitez et réfléchir à la manière de le concrétiser. Qu’aimeriez-vous vivre à la place de la situation actuelle ? À quoi reconnaîtrez-vous un premier changement ? Quelles ressources pouvez-vous mobiliser, et quels obstacles avez-vous besoin de prendre en compte ?
Par exemple, l’intention « Je choisis de respecter mes limites » peut devenir un objectif concret : « Lors d’une prochaine demande, je prendrai le temps de vérifier ma disponibilité avant de répondre. » Vous pouvez alors imaginer la situation, chercher les mots qui vous correspondent et préparer une réponse à essayer dans votre quotidien.
Dans mon accompagnement, j’utilise la PNL pour explorer avec vous ces possibilités et définir un premier pas adapté à votre réalité. Découvrez mon accompagnement en PNL à Viuz-en-Sallaz et à Sallanches.
La kinésiologie : explorer votre intention à travers le ressenti corporel
Poser une intention peut aussi être l’occasion de prêter attention à ce que vous ressentez lorsque vous la formulez. En prononçant votre phrase, remarquez-vous une tension, une respiration qui change, une sensation d’ouverture ou une hésitation ? Ces ressentis peuvent nourrir votre réflexion sur ce que ce changement représente pour vous.
Dans mon approche de la kinésiologie, j’associe l’échange, l’attention aux sensations et le test musculaire comme support d’exploration. Celui-ci ne permet pas de déterminer si une intention est « vraie » ou « fausse », ni de lire vos pensées. Votre vécu et les mots que vous choisissez restent au centre de l’accompagnement.
Par exemple, lorsque vous dites « Je m’autorise à prendre ma place », vous pouvez avoir envie d’avancer tout en ressentant une appréhension. Nous prenons alors le temps d’explorer ce que cette phrase évoque pour vous, puis de chercher une formulation et un premier pas qui respectent votre rythme.
Découvrez mon approche de la kinésiologie
Un exercice pour poser votre intention aujourd’hui
Prenez une feuille et complétez ces quatre phrases :
- Aujourd’hui, je remarque que…
- Ce dont j’ai besoin, c’est…
- Mon intention est de…
- Le premier acte que je choisis est…
Par exemple :
« Aujourd’hui, je remarque que j’accepte des demandes alors que mon emploi du temps est déjà chargé. J’ai besoin de préserver des moments disponibles. Mon intention est de respecter davantage mes limites. Le premier acte que je choisis est de consulter mon agenda avant de répondre à une nouvelle demande. »
Vous pouvez garder cette feuille à portée de main et y revenir dans une semaine.
Il n’est pas nécessaire d’attendre janvier, un anniversaire ou une nouvelle étape de vie. Votre point de départ peut être aujourd’hui.
Être accompagné pour clarifier ce que vous souhaitez
Il arrive que plusieurs envies se contredisent : vouloir changer et craindre de perdre ses repères, souhaiter s’affirmer et redouter de décevoir, avoir besoin de repos et se sentir obligé d’en faire davantage.
Je vous accueille à Viuz-en-Sallaz et à Sallanches pour explorer ce qui se joue, préciser vos besoins et chercher une direction qui vous corresponde.
Ce temps d’échange permet de formuler une intention personnelle et d’identifier un premier pas adapté à votre situation.
Questions fréquentes sur la manière de poser une intention
Qu’est-ce que poser une intention ?
Poser une intention consiste à choisir une direction personnelle pour guider ses actions. Elle exprime ce que vous souhaitez nourrir dans votre vie, comme le respect de vos besoins, l’écoute ou la créativité. Par exemple : « Je choisis de tenir compte de mes limites avant de m’engager. »
Quelle est la différence entre une intention et un objectif ?
Une intention donne du sens à votre démarche ; un objectif précise ce que vous souhaitez réaliser. « Je souhaite prendre soin de mes relations » est une intention. « Je réserve un moment cette semaine pour appeler un proche » est un objectif concret qui permet de lui donner une forme.
Comment poser une intention positive ?
Formulez ce que vous souhaitez développer, avec des mots simples et une phrase qui dépend de vous. Par exemple, « Je ne veux plus dire oui à tout » peut devenir « Je prends le temps de réfléchir avant de répondre ». Une formulation positive laisse une place aux difficultés et aux émotions que vous traversez.
Pourquoi mon intention ne suffit-elle pas à changer les choses ?
Une intention donne une direction, mais le changement demande aussi des actions, du temps et des conditions favorables. Si vous n’avancez pas, examinez les obstacles : manque de disponibilité, engagement trop important, peur des conséquences ou besoin de soutien. Vous pouvez commencer par une action plus petite, adaptée à votre réalité.
Peut-on poser plusieurs intentions à la fois ?
Oui, mais choisir une intention prioritaire peut faciliter sa mise en pratique. Demandez-vous quel besoin réclame le plus votre attention aujourd’hui. Vous pourrez ensuite faire évoluer cette intention ou en explorer une autre, sans vous imposer de transformer tous les domaines de votre vie en même temps.
Faut-il écrire et répéter son intention chaque jour ?
Ce n’est pas une obligation. Écrire votre intention peut vous aider à la préciser et à garder un repère. Vous pouvez la relire avant une décision ou lors d’un bilan de semaine. L’essentiel est de regarder comment elle se traduit dans vos choix, puis de l’ajuster si nécessaire.
Peut-on modifier une intention en cours de route ?
Oui. Une intention peut évoluer lorsque vous comprenez mieux vos besoins ou que votre situation change. La reformuler ne signifie pas que vous avez échoué. Vous pouvez conserver la même direction tout en choisissant un engagement plus accessible : « Je m’affirme en toutes circonstances » peut devenir « J’apprends à exprimer mon avis dans une situation qui compte pour moi ».