DOMPTER L’INCONNU – NOTRE PLUS GRANDE FORCE

 

force

Derrière cette belle inconnue se cache le X, la croisée des chemins. C’est en ce point, en ce centre de gravité que notre ADN se déploie et crée un mouvement agissant.

Face à l’inconnue, nous pouvons activer d’anciens mécanismes de survie. Certains vont rester au milieu du gué, bloqués dans l’immobilisation et dans l’indécision, alors que d’autres vont simplement perdre leurs moyens d’agir.

Dompter l’inconnue, c’est simplement accepter notre existence avec un début et une fin, et intégrer cette impermanence partout présente dans la nature. Entre ces deux points, il y a notre force à célébrer la vie, à être présent.

Dans les arts martiaux, le but est de rester debout. C’est une question de vie ou de mort. Dans ces disciplines, la posture de la connexion Terre/Ciel est très présente, comme dans la pratique de la méditation. Or, dans l’ensemble des règnes terrestres, seuls les arbres et les humains sont dotés de cette verticalité.

Alors, où se trouve la reliance entre le haut et le bas dans notre corps ? Vous savez, tout comme moi, que ce qui nous maintient debout c’est notre colonne vertébrale. Cet axe qui nous permet de nous diriger à travers les 3 dimensions de l’espace.

Perdre sa verticalité, c’est perdre son autonomie, c’est-à-dire perdre sa liberté d’avancer en fonction de ses propres ressentis.

Chez l’enfant, l’apprentissage de la marche lui permet de se mettre debout et de s’orienter, de tonifier sa colonne vertébrale et d’acquérir de la force. Parallèlement, pendant que l’enfant découvre le monde, il va développer des stratégies de survie pour faire face à sa peur d’abandon et, par extension, à la peur de la mort.

Une émotion, c’est une énergie : l’essence qui alimente nos mouvements, nos gestes. Chaque émotion possède une utilité, une raison d’être. Concernant la peur, elle nous renseigne sur notre niveau de sécurité. Ainsi, plus la peur est présente, plus sera présent le sentiment d’insécurité. Cette peur engendre progressivement des mécanismes de survie qui nous poussent à agir pour défendre notre territoire.

Dans 90 % des cas, lorsque je reçois un enfant de moins de 7 ans, il est question de peurs, intiment liées à ses parents

Je vous propose ici de dompter l’imprévu afin de diminuer l’insécurité et la peur chez vos enfants, en 10 pistes concrètes.

devenir parents

Piste 1 : Anticipez et expliquez le déroulement de la journée à votre enfant.
En sachant ce qui l’attend dans la journée, l’enfant peut être plus autonome.

Piste 2 : Planifiez des activités à une durée limitée.
La durée d’attention varie selon l’âge de l’enfant.
Avant 3 ans : 3 à 10 minutes;
3 à 6 ans: entre 10 et 30 minutes;
6 à 10 ans: entre 30 et 45 minutes.

Piste 3 : Établissez une routine.
Impliquez vos enfants, créez un horaire visuel avec des couleurs. Réservez des plages horaires pour les devoirs, les tâches à accomplir, le jeu libre, les écrans (pas avant 3 ans minimum), les activités spéciales, la sieste, les repas, les moments d’entraide, etc.

Piste 4 : Variez les activités.
Alternez entre les activités individuelles, les activités à deux et celles en famille.

Piste 5 : Offrez une pleine présence à vos enfants.
J’améliore ma posture et ma qualité de présence par des mouvements simples et rapides en m’inscrivant gratuitement au club amplitude
Il te suffit de m’envoyer ton nom et ton prénom par sms au 06.70.55.20.01 et hop tu seras avec nous sur WhatsApp.

Piste 6 : Aménager un coin devoirs.
Installez un coin pour les devoirs, calme et silencieux.

Piste 7 : Établissez des consignes claires

Autant pour les devoirs, le temps libre, les écrans que pour le reste. Une structure claire sécurise l’enfant, qui comprendra plus facilement où sont les limites. Les enfants aiment les règles. Alors à vous de jouer.

Je reçois des parents qui ont peur d’être ferme avec leur enfant. Il y a souvent une confusion entre parents autoritarisme et autorité ; entre l’image du parent parfait et sa propre expression.

Saviez-vous que la fermeté est une dimension de l’éducation bienveillante ?
Je reçois des parents qui disent ainsi : « je fixe des règles et des objectifs épanouissants à mon enfant ».

Le rôle de parent consiste en effet à favoriser la croissance de ses enfants pour qu’ils deviennent des êtres autonomes et équilibrés. Nous sommes tous des architectes dans l’âme et nous savons que pour bâtir, développer, grandir et consolider, nous avons besoins de structures solides.

Piste 8 : Comprendre l’insécurité.
Derrière l’insécurité de votre enfant, il y a peut-être des réflexes de sécurité non-intégrés.
Pour en savoir + sur le réflexe de Moro et du RPP : demandez à recevoir la newsletter d’avril 2020

Piste 9 : Laissez-les s’ennuyer !
C’est de cette façon que l’enfant développera son imaginaire et sa créativité, et se mettra à l’écoute de sa «petite voix» intérieure.

Piste 10 : Documentez les souvenirs.
Gardez des traces (photos, vidéos, journal). Vous pouvez les partager avec d’autres parents, via le web, pour leur donner des idées, et les garder afin de les ressortir quand vos enfants seront plus grands !
Mon neveu de trois ans et demi adore se voir en photo et nous raconte ses fascinantes aventures.

SAVIEZ-VOUS QUE LA KINÉSIOLOGIE PEUT VOUS APPRENDRE À ACCOMPAGNER LES ÉMOTIONS DE VOS ENFANTS EN FONCTION DE QUI VOUS ÊTES ?

Pour en savoir + 

Interview d’un Kinésio Confiné

Confiné ensemble dans un rêve, nous vivons une expérience commune qui n’est pas partagée. Nous nous confrontons à la relativité d’Einstein, où il nous est offert de réduire notre espace pour élargir notre temps. L’arrêt de nos montres, horloges, agenda ont bouleversé nos rythmes, nos points de repères.

Nos fuites de la réalité orchestrées par nos rituels du quotidien sont mises à l’épreuve et mettent à mal nos astuces, nos tours de passepasses. Cet instant de vérité mondialisé, nous emmène à la rencontre de nos impasses. Ainsi, nous nous coltinons nos souffrances qui révèlent les cloisonnements de nos programmations mentales implantées le long de nos chemins neuronaux et de nos synapses.

Changeons de regard. Nos cœurs confinés nous invitent à vivre nos expériences, à les traverser en allant vers l’essentiel. S’ouvrir et redécouvrir notre meilleur ami, cet émissaire qui demande à être écouté. Ressentir cette voix, ses ondes, ses vibrations subtiles qui nous connectent aux pulsations de l’amour et de la sagesse universelle.

Notre peau, notre plus grand organe, nous ramène à nos besoins de tendresse. Ce touché nous rappelle nos premières sensations d’être en vie. Cette marque de reconnaissance, nous relie avec les autres et font l’être sociale que nous sommes.

Unis dans le même isolement, nous remercions ceux qui œuvrent pour la communauté et découvrons parfois notre besoin des autres connus ou inconnus. L’actualité donne l’occasion d’évaluer notre engagement pour l’ensemble.

Notre alarme intérieure retentit au déconfinement. Une vague d’incertitude s’abat au-dessus de nos têtes et nous nous demandons, quel monde nous attendra.

Alors bâillonné sous mon masque, je pousse un soupir de contentement en m’asseyant sur une terrasse ensoleillée avec vue sur la montagne et décide de peindre tous les trottoirs en vert laissant libre court à la nature qui chante.

Ensemble, quoi qu’on en vive vers un futur qui s’inscrit sous nos pas !

Comment la malbouffe façonne le cerveau en développement des ados ?

Le cerveau de l’adolescent a un désir vorace de récompense, moins de contrôle et il est susceptible d’être façonné par l’expérience. Cela se manifeste souvent par une capacité réduite à résister aux aliments vides à haute teneur en calories.
image : Shutterstock

Amy Reichelt, Western University

Le cerveau de l’adolescent a de fortes pulsions vers la récompense, un faible contrôle comportemental et une grande possibilité d’être modelé par l’expérience. Cela se manifeste souvent par une difficulté à résister à la malbouffe hypercalorique.

L’obésité est en augmentation partout sur la planète, plus particulièrement chez les enfants et les adolescents. En 2019, il y a plus de 150 millions d’enfants obèses dans le monde. Ils ont un risque accru de maladie cardiaque, de cancer et de diabète de type 2.

Les adolescents qui sont obèses ont de fortes chances de le rester à l’âge adulte. Si la tendance actuelle se maintient, 70 pour cent des adultes de 40 ans pourraient avoir un excès de poids ou être obèses d’ici 2040.

Je suis neuroscientifique, et mes recherches portent sur la façon dont l’alimentation modifie le cerveau. Je veux comprendre comment les mauvaises habitudes alimentaires influent sur le développement du cerveau, et aussi pourquoi les jeunes d’aujourd’hui sont si enclins à l’obésité.

Les adolescents sont les plus grands consommateurs de malbouffe riche en calories. Pendant la puberté, de nombreux enfants ont un appétit insatiable, car une croissance rapide demande beaucoup d’énergie. Un métabolisme rapide et les poussées de croissance offrent, dans une certaine mesure, une protection contre l’obésité. Mais une consommation excessive de malbouffe hypercalorique et un mode de vie sédentaire peuvent contrebalancer toute protection métabolique.




À lire aussi :
La nature fait des enfants forts, envoyez-les jouer dehors !


Le cerveau adolescent est vulnérable

L’adolescence est une période charnière pour le développement du cerveau. L’adolescence coïncide avec une nouvelle autonomie sociale et une indépendance qui permet de faire des choix alimentaires personnels.

Pendant l’adolescence, les connexions entre les différentes régions du cerveau et les neurones individuels sont en processus de raffinement et de renforcement. Le cerveau de l’adolescent est malléable en raison d’une « neuroplasticité » accrue.

Cela signifie que le cerveau est très réceptif au remodelage par l’environnement, ce qui inclut l’alimentation. Ces changements peuvent rester programmés une fois le développement terminé. Le cerveau de l’adolescent est donc vulnérable aux changements induits par l’alimentation, et ces changements peuvent durer toute sa vie.

Résister à la malbouffe n’est pas facile

Les neuroscientifiques utilisent l’imagerie cérébrale fonctionnelle pour examiner comment le cerveau réagit à des événements. La scintigraphie cérébrale montre que le cortex préfrontal – une zone clé du cerveau pour la maîtrise comportementale et la prise de décision – n’atteint sa pleine maturité qu’au début de la vingtaine.

Le sentiment de récompense après avoir mangé de la nourriture peut être exagéré en raison du nombre accru de récepteurs de la dopamine dans le cerveau adolescent. .
(Shutterstock)

Le cortex préfrontal contrôle les pulsions déclenchées par ce qui nous entoure et permet d’y résister. Pour les adolescents, il peut être particulièrement difficile de se retenir d’avaler un sac entier de bonbons ou d’acheter de la malbouffe.

Un insatiable besoin de récompenses

Contrairement au cortex préfrontal resté immature, le système de récompense du cerveau – système dopaminergique mésolimbique – est pleinement développé à un âge beaucoup plus précoce.

Les adolescents sont particulièrement attirés par les récompenses, comme des aliments sucrés et riches en calories. Cela est causé par un nombre accru de récepteurs de la dopamine dans le cerveau adolescent, de sorte que le sentiment de récompense peut être exacerbé. La stimulation fréquente du circuit de récompense entraîne des adaptations cérébrales durables.

Au cours de l’adolescence, ces changements peuvent déclencher des transformations à long terme dans l’équilibre des substances chimiques du cerveau.

Dans l’ensemble, le cerveau de l’adolescent a un immense désir de récompense, un faible contrôle comportemental et une propension à être influencé par l’expérience.

Cela se manifeste par une difficulté à résister aux comportements gratifiants. Il n’est donc pas surprenant que les adolescents préfèrent manger des aliments faciles à obtenir et qui apportent rapidement un sentiment de récompense, et ce, même s’ils savent que c’est néfaste pour la santé. Mais quelles en sont les conséquences à long terme pour le cerveau ?

Stimulation magnétique transcrânienne

Les études d’imagerie fonctionnelle montrent l’activité cérébrale pendant des tâches ou la visualisation d’images d’aliments. Les circuits cérébraux de la récompense alimentaire sont plus actifs chez les adolescents obèses que chez ceux qui ont un poids normal.

Il est intéressant de noter qu’on observe également une activité plus faible dans le cortex préfrontal. Ainsi, l’obésité peut à la fois accroître l’activation du système de récompense et réduire l’activité cérébrale dans les centres qui permettent de maîtriser le désir de manger.

Toutefois, une perte de poids chez les adolescents rétablit les niveaux d’activité dans le cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est donc une zone clé du cerveau pour contrôler l’apport alimentaire, et le changement de régime alimentaire augmente l’activité dans les régions du cerveau responsables de la maîtrise de soi.

L’exercice physique augmente la plasticité du cerveau.
(Shutterstock)

La stimulation magnétique transcrânienne (SMT), qui permet aux scientifiques de modifier l’activité cérébrale dans le cortex préfrontal, peut changer la régulation inhibitrice du comportement alimentaire. Le traitement par SMT répétée pourrait constituer une nouvelle thérapie pour rétablir le contrôle cognitif de l’alimentation, ce qui mènerait à une perte de poids durable.

L’exercice physique augmente la plasticité du cerveau

La consommation excessive de malbouffe pendant l’adolescence peut modifier le développement du cerveau et entraîner de mauvaises habitudes alimentaires durables. Mais, tel un muscle, le cerveau peut être exercé pour améliorer la volonté.

La grande plasticité du cerveau pendant l’adolescence le rend plus réceptif aux changements de style de vie. L’exercice physique stimule la plasticité du cerveau, aidant à mettre en place de nouvelles habitudes saines. En comprenant la façon dont l’obésité modifie le cerveau, on peut avoir des pistes d’intervention.

L’imagerie fonctionnelle du cerveau ajoute une nouvelle couche d’information qui permet aux cliniciens d’identifier les personnes à risque et de suivre les changements cérébraux pendant les modifications de l’alimentation et du mode de vie.

Qui plus est, la SMT pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique pour améliorer le recalibrage du jeune cerveau afin de prévenir des transformations qui resteront à l’âge adulte.

[Vous aimez ce que vous avez lu ? Vous en voulez plus ? Abonnez-vous à notre infolettre hebdomadaire. ]

Amy Reichelt, BrainsCAN Research Fellow at Western University’s Schulich School of Medicine & Dentistry, Western University

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Les vertus de la méditation

meditation amplitude
Méditation des éléments

Se mettre à l’écoute globale, se poser en observateur bienveillant et converser attentivement avec son corps et son esprit pour dompter le flow de ses pensées.

Stimuler la neuroplasticité de son cerveau et réguler son stress pour prévenir des maladies inflammatoires. A savoir que l’inflammation est la 1 ère cause des maladies chroniques. (Diabète, problème cardio-vasculaire). La méditation possède un effet anti-inflammatoire qui agit sur les agents biologiques de l’inflammation.

La méditation permet aussi de réguler notre perception du stress et de modifier les réactions physiologiques liée aux stress comme par exemple la régulation du cortisol (Hormone de stress).

La méditation permet aussi de changer notre relation face à la douleur et de récentes études montre que la méditation à un effets positifs sur le vieillissement cellulaires. (Rallongement des télomères – étude en cours).

La méditation réduit les rechutes dans la dépression.

La méditation peut être inclus dans la formation individuelle énergétique

Notre état d’esprit affecte-t-il notre capacité à récupérer d’une maladie

La Kinésiologie est une approche de bien-être qui peut apporter aux malades et aux aidants :

– Avoir une bonne raison de vivre
– Libérer ses émotions réprimées
– Se sentir écouté
– Augmenter ses émotions positives
– Manger mieux
– Se réapproprier son parcours de soin
– Suivre son intuition
– Renforcer sa qualité de vie

Voici des interviews d’experts 

https://theconversation.com/notre-etat-desprit-affecte-t-il-notre-capacite-a-recuperer-dune-maladie-la-reponse-de-cinq-experts-125208

Erica Sloan : Chercheuse stress et cancer 

Les preuves des effets négatifs du stress et de l’anxiété sur notre santé s’accumulent, et nous commençons à en comprendre les bases anatomiques, en particulier le rôle du système nerveux sympathique, qui part de notre cerveau et parcourt notre corps. En cas de stress important, ce système contrôle la réaction de lutte ou de fuite. Bien que cette réponse puisse être adaptative, elle affaiblit le système immunitaire, ce qui limite considérablement la capacité des lymphocytes T et des cellules de l’ immunité innée à faire leur travail. Ce qui est alarmant, c’est que les virus et les cellules cancéreuses « entendent » aussi la réaction de lutte ou de fuite. Or celle-ci les aide à se développer et à échapper au système immunitaire.

Mais toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises. Nous découvrons progressivement de quelle façon les états mentaux positifs renforcent l’immunité, en activant le centre de récompense du cerveau. Ces résultats soulignent l’importance de prendre en considération le patient dans son ensemble pour le traitement, et pas seulement sa maladie. Surtout quand on sait que l’annonce du diagnostic d’une maladie chronique peut générer une forte dose de stress.

Jayashri Kulkarni : Professeur de Psychiatrie

La santé mentale influe sur la santé physique de nombreuses façons. En affectant les hormones (l’hormone du stress en particulier), le système immunitaire et notre humeur (en favorisant notamment l’anxiété), les événements indésirables qui surviennent au début de la vie ont un impact sur le mental. Tous ces facteurs peuvent non seulement se traduire par des troubles physiques, mais aussi retarder le rétablissement en cas de problèmes de santé. Pendant beaucoup trop longtemps, la division entre l’esprit, le corps et l’environnement a limité l’efficacité des traitements médicaux. Maintenant que nous en savons plus sur ces interactions, nous pouvons mieux considérer la façon dont les maladies mentales affectent les maladies physiques.

Michael Roche : Mental Health nurse

Le rétablissement après une maladie aiguë, tout comme notre capacité à vivre avec et à gérer efficacement une maladie chronique, peuvent être fortement influencés par la façon dont nous nous voyons nous-mêmes, et dont nous considérons la maladie à laquelle nous sommes confrontés. Pour compliquer encore les choses, il arrive que la maladie physique entraîne comme réponse le développement d’un trouble mental, tel que la dépression, qui peut compromettre davantage notre bien-être et notre capacité de guérison.

Sarah Mansfield : Médecin Généraliste

Le bien-être psychologique des patients doit être renforcé en vue d’améliorer leur qualité de vie, plutôt que dans la perspective de changer le cours de leur maladie.

Le Kinésiologue n’établit aucun diagnostique médical, ne prescrit pas et ne traite pas. Il ne demande jamais de suspendre un traitement. Il apporte un complément éventuel aux professionnels de santé dans le domaine de la gestion du stress et des émotions. 

L’aloe vera, allié de l’été

aloe-vera

En été, avec les grosses chaleurs, notre corps peut être mis à rude épreuve : coups de soleil, problèmes circulatoire, excès alimentaires… L’aloé Vera a une puissante action anti-inflammatoire générale. Utilisé à bon escient, il pourra répondre à de nombreuses problématiques liées à la saison. Cette plante est connue depuis l’antiquité en Mésopotamie, dans l’Egypte des pharaons et dans la Grèce Antique. On la retrouve même mentionnée dans l’Ancien Testament. Ses propriétés sont nombreuses : elle aide à la digestion, est laxative, stimule les défenses de l’organisme, participe à la cicatrisation de la peau.

Apport de la Kinésiologie

A l’image d’une véritable composition : tous les événements de nos vies, écrivent les notes qui forgent notre refrain quotidien. Chaque vibration environnante conditionne nos cellules, forge notre identité, qui délimite notre psyché.

Avec l’aide d’un Kinésiologue, vous pourrez être accompagner à remonter vos sensations de votre conception à aujourd’hui.

L’aloé véra, relié au méridien de la rate/Pancréas, peut être employé pour lâcher ses obsessions : ces fameuse pensées inflammatoires qui passent et repassent sans trouver de solutions.

Il sera donc possible de :

tool2  Retrouver un équilibre alimentaire, 

tool2  Retrouver sa dignité de porter son nom,sa liberté d'être soi-même, 

tool2  Retrouver sa dignité de porter son nom,

tool2  Aller de l'avant par son propre soutien intérieur.

Relâcher la pression par la détente de la mâchoire

relacher la pression machoire

Prévenez avant de guérir

Dès que vous sentez que l’écart entre vos dents se rétrécit, effectuez deux gestes simples. «Placez la pointe de votre langue derrière vos dents de devant sans les toucher», conseille pour débuter Frédérique Gestin. Les mâchoires s’ouvrent ainsi automatiquement. Essayez ensuite de rester le plus droit possible tout au long de la journée : «conserver une bonne posture permet de ne pas contracter la mâchoire», ajoute la professionnelle.

L’automassage

À l’aide du bout de vos doigts, massez avec vivacité la zone du rachis-cervical, comprenez la nuque et les trapèzes. Puis, revenez vers les tempes avant de passer aux oreilles. Frottez vigoureusement la zone du cartilage à l’entrée de l’oreille de haut en bas et de bas en haut avec l’index. «Les oreilles et la mâchoire sont liées par ce que l’on appelle « l’articulation temporo-mandibulaire ». Masser la zone a donc un effet libérateur sur les tensions», précise la kinésithérapeute.
Terminez par chauffer vos joues et le contour de la bouche en effectuant des basculements de la mâchoire d’avant en arrière. Puis ouvrez et fermez toutes les cinq secondes.

Des voyelles répétées

Prononcez lentement les syllabes «Ou ah» ou toute autre voyelle, quitte à en exagérer l’articulation et à faire votre plus belle grimace. Selon la spécialiste, «il est aussi bénéfique d’achever sa séance d’exercices par de longs bâillements répétés qui assoupliront la mâchoire».

Des compresses chaudes

Pour accroître la circulation du sang au niveau de la bouche et détendre les muscles, Frédérique Gestin conseille d’appliquer des compresses chaudes sur les joues.


Lire l’article complet de Madame figaro magazine 

LA BALLE C+

juggling-1176425_1920Composée d’une série d’exercices de complexité variée, profondément ancrée dans le rythme qui utilise l’équilibre, le son, la vue, l’ensemble du corps pour équilibrer, renforcer, optimiser les systèmes vestibulaires proprioceptif, visuel, auditif et tactile simultanément.
Les participants font un travail incroyable sur l’intégration sensorielle. Apprendre à regarder, anticiper, écouter, rester en équilibre, et se déplacer simultanément.

Les compétences visuelles s’améliorent (lecture, écriture) à mesure que les élèves suivent des yeux les balles, évaluent les distances, ils doivent coordonner les yeux et les mains pour attraper et lancer.

Lors de la lecture, les yeux des enfants vont de gauche à droite, et pour les mathématiques les yeux montent et descendent. Ces exercices préparent les yeux pour lire et écrire augmentant la coordination œil / main. Les élèves dont l’acuité visuelle est bonne mais qui rencontrent des difficultés dans la capacité de voir les détails.

Ces mouvements rythmiques créent une nouvelle prise de conscience. Les activités rythmiques, (faire rebondir la balle sur le sol et l’attraper) améliorent l’attention auditive, la distinction des sons, la compréhension de ce qui est dit et développe une nouvelle sensibilité aux nuances de sons. Ils améliorent la capacité de mémorisation.

Le processus exige une attention réelle et crée un son rythmique quand les balles rebondissent à l’unisson et passent de main en main.
Ces combinaisons motrices stimulent et encouragent la coordination de tout le corps, boostant la durée de la concentration et l’attention.

Ces exercices stimulent le passage de la ligne médiane auditive visuelle, kinesthésique, dans les trois dimensions, avec l’utilisation du rythme et du son.
Ils augmentent l’intégration cognitive, la confiance en soi, diminuent l’impulsivité et le stress, booste les coordinations de tout le corps.

La coordination physique s’améliore, le stress et maux de tête diminuent. L’enfant, adulte retrouve de l’assurance, il obtient par ce travail une amélioration de sa concentration, il comprend plus facilement les règles, tout devient plus facile, la notion d’effort est remplacée par aisance.

Comment (et pourquoi) aider les enfants à se rapprocher de la nature

wildflowers-in-meadow-in-sun

Quand se conjuguent beaux jours et temps libre, nombre de parents rêvent de voir leurs enfants jouer en plein air. À une époque où les modes de vie s’urbanisent à la vitesse grand V, avec pour corollaire une diminution du temps passé en extérieur, ils estiment que ce retour au vert est profitable. Et ils sont loin d’avoir tort.
En tant qu’espèce humaine, notre évolution est liée au monde naturel. Dès le plus jeune âge, le contact avec la faune et la flore est nécessaire à notre développement. Lorsqu’il se réduit, devenant soit trop rare, soit trop pauvre, des effets négatifs apparaissent, comme l’obésité ou l’anxiété. Ce sont ces « troubles associés au manque de nature » que soulignait dès 2008 l’auteur Richard Louv dans son best-seller intitulé Last Child in the Woods.

Une source de bien-être

À l’inverse, une grande variété d’interactions avec la nature produit des bénéfices importants et qui ont tendance à se cumuler, notamment sur le plan de la santé. Outre une augmentation de l’activité physique, qui fait baisser les risques d’obésité ou de myopie chez les enfants, l’accès régulier à des parcs et espaces verts apporte également un bien-être psychique, en aidant par exemple à lutter contre le stress.

Des scènes de nature, comme le vent dans un feuillage ou les nuages passant dans le ciel, par la fascination douce qu’elles suscitent, offrent du repos à l’esprit par une attention sans effort, ce qui restaure les fonctions cognitives.

De telles immersions aident aussi au développement de nouvelles compétences. Passer du temps dans la nature stimule la créativité, le sens critique et la capacité à résoudre des problèmes. Enfin, les explorations qui s’appuient sur des expériences en extérieur fortifient l’envie d’apprendre, l’enthousiasme, ainsi que le calme et la maîtrise de soi.
Un cercle vertueux

Au-delà de ces effets individuels et sociaux, encourager les relations à l’environnement naturel est aussi bénéfique pour… la nature elle-même. En effet, les expériences de manipulation, d’immersion ou d’implication physique éveillent des émotions et un intérêt durable vis-à-vis de celle-ci, et favorisent le sentiment d’appartenance au monde naturel, aux côtés des autres espèces.

Ce sentiment de connexion retentit fortement sur les choix et les comportements que les enfants, en grandissant, choisiront d’adopter en faveur de l’environnement. De manière d’autant plus intéressante, il semblerait qu’il y ait un lien entre la perception de cette appartenance et les phénomènes de restauration psychologique (baisse des émotions négatives associées au stress et augmentation des émotions positives). Ainsi, plus on se sent rattaché à la nature, plus les expériences à son contact produisent de bénéfices.
La nature est au coin de la rue

Si les bienfaits d’une exposition à la nature ne sont plus à prouver, de grandes interrogations subsistent sur les circonstances de ces mises en relation. Comment les effets varient-ils selon les groupes de population, les types d’environnement naturel ou encore les types d’interaction avec la nature (simple promenade, jardinage, etc.) ?
Des pistes tendent à montrer que plus l’environnement est naturel, plus notables sont les apports sur les capacités de concentration, ou la restauration psychologique. Néanmoins, tout le monde n’a pas la possibilité de profiter d’un cadre naturel particulièrement riche et préservé. Si le type de nature est une variable décisive, c’est loin d’être le seul critère à influencer le contenu de l’expérience.

La majorité des résultats des recherches portent sur des environnements ordinaires, tels que les parcs de jeux, les cours d’école ou les jardins publics et montrent les atouts générés par leur fréquentation. Par ailleurs, les approches proposées pour découvrir un milieu naturel, quel qu’il soit, jouent aussi sur l’expérience vécue. À cet égard, le champ de l’éducation à l’environnement possède un vrai recul, auprès de publics d’enfants notamment, et peut nous éclairer sur les spécificités des différentes pratiques.

L’expérience avant tout

Il y a mille façons de découvrir la nature. Cela ne passe pas nécessairement par la transmission de connaissances savantes et l’apprentissage systématique de noms d’espèces de végétaux et d’animaux qui se trouvent sur un territoire. En éducation à l’environnement, c’est le sujet qui est au cœur de l’expérience et le but sera de varier les méthodes pour enrichir la palette des émotions ressenties et des réflexions.
Pour permettre à l’enfant de découvrir un milieu, on peut mobiliser une approche naturaliste comme une approche artistique et proposer une infinité de pratiques : dessin, collecte de la faune/flore, écriture, jeu libre, expression corporelle, débat…
D’autre part, il faut bien voir que tout milieu présentant des caractéristiques naturelles peut avoir un intérêt, qu’il s’agit d’un coin au fond du jardin, du parc de ville proche du domicile, d’un bord de mer…

Une multitude d’activités possibles

Une fois convaincu de la légitimité de votre rôle de parent dans cette éducation à l’environnement, reste à choisir l’activité qui vous convient :
Dans la mesure du possible, mettez-vous en situation directe d’observation et d’immersion. Rendez-vous sur les lieux : regarder un documentaire ou un livre n’est pas sans intérêt mais, jusqu’à preuve du contraire, ne procure pas les mêmes bénéfices ;

N’ayez pas peur d’expérimenter (choisir de végétaliser un pied d’arbre peut représenter un projet formidable) ;

Soyez confiants en vos capacités à découvrir et à faire ensemble : nul besoin d’avoir des compétences particulières pour l’apprivoiser un milieu. Les questionnements, le développement et la transmission de connaissances découleront de l’action et se fonderont sur l’intérêt des enfants ;

N’hésitez pas à vous appuyer sur un réseau dynamique pour vous tenir au courant des initiatives près de chez vous.

On se préoccupe, à raison, de l’épanouissement physique et psychique des enfants, qu’il s’agisse de leur alimentation ou de leur exposition à la violence. Le contact avec la nature pourrait être envisagé comme une autre prescription nécessaire, tant il fournit de bénéfices structurants au développement de l’enfant. Une véritable « Vitamine N », selon l’expression de Richard Louv.

Article d’Alice Cosquer dans The conversation

Pour maigrir, ce qui se passe dans la tête importe autant que ce qui est dans l’assiette

Cet article a été co-écrit avec Lélia Bracco, médecin endocrinologue. Il s’inspire très largement de son livre, « Obésité. Au-delà de l’impasse » dans la collection « Mes cerveaux et moi » dirigée par Fabien Dworczak (Maison d’édition Edp sciences).

Il y a encore 10 ans, les maladies infectieuses tels que la tuberculose, le VIH/SIDA et le paludisme constituaient, à l’échelle mondiale, la principale préoccupation en termes de santé publique. Mais aujourd’hui, une autre menace émerge : les maladies non transmissibles, telles que le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Celles-ci sont désormais une urgence sanitaire, dans les pays à revenus élevés comme dans les pays à faibles revenus. Or, seuls 2 % du financement total alloué par les partenaires internationaux de la santé est consacré à la lutte contre ces maladies.
Pour les combattre, la lutte contre l’épidémie d’obésité qui se répand partout sur la planète est une priorité.

Surpoids, obésité : une épidémie mondiale

Le constat est alarmant : l’obésité est en augmentation partout sur la planète, et touche les pays riches comme les pays en voie d’émergence. L’obésité infantile, notamment, se développe de façon préoccupante avec, en 2014, 41 millions d’enfants de moins de 5 ans en surpoids ou obèses. Selon Gilles Fumey, professeur de géographie à l’ESPE-Paris et auteur de l’ouvrage « Géopolitique de l’alimentation »

« Plus d’un milliard de personnes sont en surcharge pondérale dans le monde avec un indice de masse corporelle (IMC > 25) et au moins 300 millions de personnes sont obèses (IMC > 30). Le surpoids et l’obésité causent près de 3 millions de décès chaque année. »

Les répercussions de ces problèmes de poids sont préoccupantes, car ils sont à l’origine de nombreuses maladies entraînant une diminution de l’espérance de vie et grevant les budgets de santé publique. Il s’agit non seulement de maladies du métabolisme, comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiaques et l’athérosclérose, mais aussi de pathologies ostéo-articulaires, de maladies pulmonaires et d’une augmentation de fréquence de certains cancers.

Malheureusement, en dépit de sa banalité, la problématique de l’excès de poids reste sans véritable solution sur le plan mondial, en raison de sa grande complexité. L’obésité résulte en effet de facteurs sociaux très hétérogènes : surconsommation, malbouffe, sédentarité, rythmes accélérés de la vie urbaine, stress, exclusion sociale… À ces facteurs s’ajoutent des facteurs génétiques, neurohormonaux, psychologiques, mais aussi des phases de restrictions alimentaires l’« effet yoyo »), des troubles du comportement alimentaire et des facteurs liés à l’histoire personnelle.

Les causes du surpoids sont donc à la fois individuelles et plurifactorielles, biologiques et socio-économiques.

Le rôle du plaisir

Le cerveau et le reste du corps communiquent et s’influencent en permanence. La moindre cellule graisseuse est reliée de façon bidirectionnelle au système nerveux central. Ce dialogue se traduit notamment par la place qu’occupe le plaisir dans l’alimentation. Le plaisir est anticipé par le cerveau, ressenti par les sens, en lien avec l’environnement affectif, mais aussi avec la mémoire, comme l’illustre la célèbre anecdote de la madeleine de Proust.

Le plaisir permet aussi une modulation hormonale des sensations d’appétit et de satiété, qui dépendent, pour chaque individu, de la sensibilité des zones cérébrales impliquées dans le système de récompense et d’autocontrôle. Cette cascade neurohormonale, qui découle d’un complexe mélange entre les émotions, le stress et l’alimentation, est propre à chacun. Elle se situe au croisement de la susceptibilité génétique et épigénétique, des paramètres psychologiques et des influences environnementales personnelles.

Comprendre comment s’auto-influencent ces divers facteurs pourrait permettre de mieux lutter contre l’obésité, en déjouant notamment les stigmatisations liées à la culpabilité ou aux jugements négatifs. De nombreuses personnes souhaitant perdre du poids sont, en effet, en souffrance psychologique. Or, l’angoisse, comme le plaisir de manger, peuvent inciter à se nourrir sans réel besoin physiologique.

Pour perdre du poids, tout ne se passe pas dans l’assiette

Les conséquences néfastes de l’obésité sur la santé ne se résument pas aux problèmes médicaux « physiques », pour lesquels une diminution de poids s’impose. Une autre conséquence, indépendante du niveau de corpulence, est la souffrance psychique. La complexité de la gestion de cette dernière vient autant de ses causes, multiples (troubles de l’estime de soi, pensées obsédantes…), que de sa prise en charge. La souffrance psychique peut en effet, paradoxalement, être aggravée par les mesures prises pour perdre du poids et doit donc être traitée indépendamment des questions de nutrition. Dans les suivis nutritionnels au long cours, le sentiment d’échec et de culpabilité est omniprésent…

La prise en charge de l’obésité et du surpoids nécessite un désapprentissage d’un grand nombre de pratiques actuelles devant l’échec reconnu du simple conseil hygiénodiététique. À ce jour, aucune approche n’ayant fait preuve d’efficacité durable, les autorités de santé doivent rester à l’écoute de l’individu et offrir un accompagnement global corps-esprit, en tenant compte des contradictions de la société. Cette dernière met en effet en avant la consommation, crée des besoins, des envies… Et donc, par là même, des frustrations et des dépendances. Nous sommes les heureuses victimes de grandes surfaces aux innombrables rayons débordant d’aliments industriels, aux emballages irrésistibles, bourrés de calories !

Un modèle qui favorise le surpoids

Cette industrialisation des aliments s’est traduite par un enrichissement en graisse et en sucre, afin d’améliorer le plaisir du palais et, donc, d’augmenter les ventes. Il s’agit du principal facteur de maladies comme le diabète. Ces transformations alimentaires ont abouti à des aliments ayant des niveaux caloriques élevés dans de petits volumes. Nos capacités de régulation physiologique sont trompées par cette nourriture industrielle. La sensation de satiété repose en effet notamment sur la dilatation de l’estomac, qui est interprétée comme un signal que les besoins alimentaires ont été satisfaits.

Par ailleurs, l’apport alimentaire excessif entraîne l’apparition de comportements addictifs. En outre, déjà malmené par la nutrition, notre équilibre physiologique doit également s’adapter aux changements dus au mode de vie moderne, plus sédentaire.
Il n’est pas anodin que l’apparition de l’obésité dans un pays soit corrélée à son niveau de développement économique et industriel. Elle est favorisée par l’urbanisation et touche en premier lieu les classes sociales défavorisées. Au niveau économique, il s’agit donc de trouver un difficile équilibre entre les bénéfices liés aux profits du secteur agroalimentaire et de la grande distribution et les pertes dus à l’augmentation exponentielle des coûts de santé engendrés par l’obésité et la dégradation de la qualité nutritionnelle.

Trouver les ressources pour briser le cercle vicieux

À l’heure actuelle, pour perdre du poids, la solution la plus efficace est la chirurgie de l’estomac (chirurgie bariatrique). Compte tenu de sa nature intrusive et irréversible, elle reste toutefois réservée aux obésités sévères ou compliquées. La modification diététique et les transformations de l’hygiène de vie, comme la lutte contre la sédentarité, demeurent donc des incontournables de la diminution de poids.

Plus facile à dire qu’à faire : après avoir suivi une multitude de conseils médicaux, sociétaux ou amicaux, et s’être astreint à une longue période de difficiles efforts, de lutte, de perte de contrôle et de confiance en soi, nombre de personnes finissent par « craquer », et céder à une augmentation paradoxale de prises alimentaires et de poids. Pour éviter l’impasse, la compréhension des cercles vicieux qui aboutissent à cette résistance à l’amaigrissement est indispensable. Il faut pour cela explorer tant le plan neurobiologique que psychologique.

La personne souffrant d’obésité détient en elle-même des ressources insoupçonnées. Les nouvelles connaissances sur la capacité du cerveau à se remodeler suggèrent la possibilité de changer ses habitudes et de se transformer favorablement à tout âge.

Et pour ceux qui souhaitent vivre avec un excès de poids, se pose alors la question du libre arbitre et de la possibilité, pour chacun, de vivre autrement.